lundi 13 février 2017

Rivers of London - Rivers of London #1 - Ben Aaronovitch


A

Présentation de l'éditeurL'agent Peter Grant ne croyait pas aux fantômes, jusqu'au jour où un étrange personnage lui affirme avoir assisté au meurtre sur lequel il enquête. Un témoin providentiel... s'il n'était mort depuis plus d'un siècle ! Et Peter n'est pas au bout de ses surprises : recruté par l'inspecteur Nightingale, il intègre l'unité de la police londonienne chargée des affaires surnaturelles. Au programme, traquer vampires, sorcières et autres créatures de la nuit ; maintenir la paix entre les forces occultes de Londres ; tenir à distance les divinités trop entreprenantes ; et bien sûr apprendre le latin, le grec ancien et une montagne d'incantations bizarres et pour le moins rébarbatives. Peter doit en passer par là, s'il veut un jour devenir à son tour le dernier sorcier de Londres...

Sans mentir on peut facilement en arriver à la conclusion que la série Les rivières de Londres est l'une des meilleures séries d'Urban fantasy de ces dernières années. Ancrée dans un univers urbain fort, Londres et son centre-ville animé, elle bénéficie de la plume sagace de Ben Aaronovitch et d'un héros tout à fait attachant par sa banalité.

Peter Grant est un héros reposant. Souvent dans les romans d'Urban fantasy (ou dans les univers d'Urban fantasy tout court d'ailleurs), le héros a tendance à être particulièrement doué dans quelque chose. Charley Davidson est la Faucheuse, Buffy maîtrise tous les arts martiaux à la perfection etc. Peter Grant à l'inverse n'est pas le plus doué des policiers, pas le plus doué en combat rapproché ou en tir et sans être idiot ce n'est pas non plus l'esprit le plus brillant qui soit. Pourtant, c'est bien lui et non sa collègue - elle excellente flic - qui voit un fantôme au petit matin. Je trouve l'idée plutôt bonne car ce héros moyen - sans aucun sens péjoratif - est sans doute plus proche du lecteur que dans beaucoup d'autre roman du genre. Peter est aussi très drôle et n'hésite pas à se moquer de lui-même. C'est un héros bon enfant en somme et il est tout à fait aisé de se déplacer dans Rivers of London dans ses chaussures.
Il offre par ailleurs, un excellent contrepoint aux deux autres protagonistes majeurs du roman: Thomas Nightingale et Lesley May. Lesley May c'est le modèle de la super-flic. Non seulement elle est foncièrement douée pour son job mais en plus elle est consciencieuse et intelligente. C'est elle qui souffle ce qu'il faut faire à Peter, lui donne des conseils et l'aide dans son enquête. 
Thomas Nightingale quant à lui est le magicien idéal. Élégant, racé, intelligent et doué, il s'avère être un maître intéressant pour Peter. Si ce dernier est résolument XXIe siècle, son maître quant à lui à tout du dandy XIXe. La demeure même dans laquelle il vit, The Folly, est une vieille demeure comme on en voit plus. De nombreuses pièces, un cachet ancien indéniable, elle respire la magie et l'ancien et recèle sans doute comme Thomas Nightingale de nombreux secrets. 

Autre point fort de ce premier tome, les descriptions de Londres. Rarement roman fut plus urbain que celui-là. Si vous avez la chance de connaitre Londres et son centre-ville, vous verrez à quel point il est facile de se repérer dans le roman. J'ai réellement adoré me promener à travers la capitale anglaise avec Peter et sauf lorsqu'il s'éloigne dans des quartiers plus résidentiels, j'avais l'impression d'y être.
C'est une grande force car toute l'intrigue et tout le fond du roman est centré sur Londres et les différentes divinités qui l'habitent. On pourrait même dire que Londres est un personnage à part entière et pas simplement un décor. C'est d'ailleurs assez drôle de voir Peter Grant découvrir cet univers qu'il ne connaissait pas alors même qu'il est un londonien pur jus. La Tamise est notamment au centre des préoccupations de Nightingale et Grant et les divinités qui l'habitent sont hautes en couleur! 

Ce premier tome est non seulement le début d'un arc narratif qui s'étend sur plusieurs romans mais c'est aussi un excellent tome d'introduction à un univers riche et complexe que l'on découvre au fur et à mesure. Ce n'est jamais évident à faire, parvenir à donner suffisamment d'informations pour donner envie au lecteur de poursuivre la lecture sans jamais le saturer mais Ben Aaronovitch y parvient très bien. 

La très forte inspiration du folklore anglais dans ce premier tome donne de la force à ce début de série réellement ancrée dans le Londres contemporain. 
Un peu de magie mais pas trop, du folklore, un héros attachant et drôle et un maître intriguant, Rivers of London est une excellente série d'Urban fantasy qui vaut le coup de découvrir. 
Pour ma part j'ai presque fini le deuxième tome, on s'en reparle très vite. En attendant, n'hésitez pas à me dire si vous connaissez cette série et si vous l'avez lue.

Bonne lecture.

3 commentaires:

Chess, 2ème du nom a dit…

Je dois dire que je suis tentée !

Perséphone a dit…

Tu peux y aller les yeux fermés!

clairebelgato a dit…

ça m'a l'air pas mal du tout dis donc !

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